Gestion de Cabinets : Quand un consultant recommande de créer de la valeur ajoutée…

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Il  s’appelle Rodolphe COCHET et fait du conseil de gestion pour les cabinets dentaires.  Trouvé dans un article écrit par lui dans  SWISS DENTAL JOURNAL  septembre 2014.

 » Afin d’optimiser la qualité des services  administratifs et généraux d’un cabinet dentaire, il est capital, du point de vue de la Gestion RH (Gestion des Ressources Humaines)  ….. /….d’implémenter des services de secrétariat et de gestion d’excellence qui ne font pas partie ni du contenu de la formation initiale ni des compétences courantes des assistantes dentaires, ni même de celles des secrétaires médico-sociales.  Le médecin-dentiste ne saurait se dispenser des services d’un véritable bras droit administratif qui l’assistera dans la gestion stratégique de son cabinet, de son agenda, de son équipe et de ses affaires courantes. La recrue devra être dotée d’une formation initiale solide (3 à 4 années d’études supérieures spécialisées au moins) et avoir exercé de manière concluante des fonctions d’Office Manager au sein d’une direction opérationnelle, quel que soit le secteur d’activités. »

Comme je suis issu d’une Direction générale et  aujourd’hui gestionnaire-conseil d’un cabinet de paro-implanto, le profil que je suis ne peux qu’approuver ce genre de démarche intellectuellement brillante, quoique et à la réflexion, peut être plutôt difficile à réaliser financièrement par tous les cabinets. De quoi parlons-nous ?

Quel cabinet faisant entre 200 et 240 000 € de CA pourrait s’offrir les services à demeure d’un Office Manager (CDI à 1500 €/net mois = pour le praticien un coût général d’environ 35 000  euro/an) ?

Il serait plus judicieux, à mon sens, de recourir :  a) soit aux « services partiels  d’un  consultant ,amc00040_mini (ou d’un Manager établi en indépendant), (ou mieux encore qui exercerait en auto entrepreneur) pour une collaboration 1 à 2  jour (s)/semaine par exemple. b) aux services à demeure d’un temps plein mais qui agirait pour d’un pool de médecins (type SCM ou Centre).   Nous avons lors de nos précédents articles souligné le poids important que représentait dans la gestion d’un cabinet les salaires+ charges+ taxes sur les salaires, sans compter la gestion des plannings avec les congés payés. N’est-il pas plus facile de régler une seule facture, même si cet argument ne plaide pas pour le plein emploi ? Les 30 glorieuses sont derrière nous…

Autre point de discussion qui nous amène à créer un commentaire : dans son article, et sous prétexte de « générer une plus grande créativité », Monsieur COCHET recommande de recourir à un profil n’ayant jamais exercé dans un autre cabinet. Je comprendrai cette recommandation s’il s’agissait de considérer le cas du conjoint collaborateur bac+5 en recherche d’emploi et qui occuperait cette fonction. Mais là, il doit  s’agir d’embauche d’un profil externe, une démarche qui respecte le vieux principe de management de la division des tâches et permettre ainsi au praticien de ne se consacrer qu à son art.

Business managers for rent ?Pour ma part, je trouve que la pluralité de clients chez un prestataire crée plus de services,  d’expérience et tout autant de créativité. Autre argument de poids, et par synthèse de mon activité de consultant : faire profiter les  nouveaux clients des bonnes recettes réussies chez d’autres et éviter la répétition d’erreurs déjà constatées par ailleurs, augmente la performance, la confiance en soi  et l’efficacité de l’intervenant……..

Le débat reste ouvert.

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