Gestion de Cabinet : Quand le Marketing dénature les fondamentaux.

Image-logo-netBAu départ, certainement des esprits brillants qui ont  pensé qu’il était temps de transformer la dentisterie libérale de proximité en dentisterie  taille hypermarché.

J‘ai pu assister à la journée conférence de ce créateur de Centre, ancien HEC, qui pendant une journée expliquait aux nombreux dentistes présents qu’il fallait tayloriser ( ie : saucissonner ) les tâches, donc embaucher, augmenter les charges et….. peut être le CA.  Moi, je sortais d’un milieu où le credo  était le « réduisons les frais pour améliorer les marges de sorties », lui prônait l’inverse dans une présentation réglée comme un show à l’américaine. En résumé, il  n’avait pour but que de vendre des prestations qu’il avait en portefeuille.  Pour participer à la vie d’un cabinet qui respecte au quotidien le serment d’Hypocrate et s’impose des standards de qualité pour  les soins et réhabiliatations qu’il dispense, je reste persuadé que la « relation praticien-patient » et la confiance, sont les deux fondamentaux de cette activité qui n’est et ne doit jamais s’articuler sur une simple démarche initiale de profit.

Le soin et la médecine ne sont pas des produits comme la lessive ou le parfum. PanoDommage que des esprits brillants qui aujourd’hui laissent des gens édentés et sans soins ne l’ait pas compris ou qu’ils n’aient pas pris le temps de comprendre la vie d’un cabinet. Résultat de recherche d'images pour "dentiste" Fixer des objectifs de rentabilité quotidienne à un praticien tout comme à un simple commercial est une bêtise sans nom. N’accepter sous l’étiquette low cost que les clients à fric est une tromperie quand la qualité des soins n’est pas au rendez-vous.

Il me semble que dans le jugement qui va sanctionner ce créateur de Centre, le juge a tout compris : Lu dans la Presse :

« Dans le jugement de fermeture des centres Dentexia, le Président du TGI a refusé l’offre faite par les dirigeants de la société SAS Adental Holding, déjà propriétaires de centres dentaires en région parisienne sous le label DENTEGO pour, je cite, les raisons suivantes :

  • « l’offre a été présentée à l’audience par des représentants motivés, pugnaces et faisant preuve d’un esprit d’entreprise indéniable, d’une qualité d’écoute certaine et d’une capacité financière apparemment conséquente puisque lors des débats ils ont proposé de doubler la trésorerie consacrée à ce projet.
  • Toutefois, cette offre s’inspire singulièrement du modèle d’organisation mis en place par Mr Steichen lors de la création de DENTEXIA et enseignés par ce dernier à l’occasion de séminaires destinés aux dirigeants de centres dentaires traitant les sujets suivants : augmenter l’acceptation des devis, améliorer la productivité, définir une politique tarifaire (notamment rentabiliser les CMU) et piloter l’activité avec tableaux de bord.
  • Elle ne fait pas état de la qualité des soins susceptibles d’être réservés à des patients démunis, ni aux soins de premiers recours pouvant être prodigués au titre de la CMU.
  • Les grands principes ayant gouverné la loi Bachelot semble avoir été oubliés au profit d’une organisation mercantile. »END

(NB : Ce qui me choque le plus : ‘rentabiliser les CMU’ sur le dos de qui ?)

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