Gestion & Administration des cabinets dentaires : L’IGAS allume les warnings.

Récemment publié, un rapport de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) et traitant des réseaux Santé qui actuellement fleurissent sur le territoire.             Les rapporteurs soulignent les dérives possibles dans la fourniture de soins médicaux en France, et désignent les secteurs déjà touchés et particulièrement en danger dés à présent :   les lunettes, le dentaire et audioprothèse.  Désignées comme instigatrices et initiatrices les mutuelles à l’origine de ces réseaux de soins. Pour bien comprendre, il suffit d’examiner le contexte  :

 Acteurs :  Avec le vieillissement de la population, les Mutuelles doivent faire face à une augmentation des frais de santé des français. Stratégie adoptée pour maintenir la rentabilité,  contrôle et réduction des coûts :

 Action     1 : Augmentation des cotisations pour les assurés.                                       Action     2   Réduction des montants de remboursement par les dites mutuelles.         Action     3:  Réduction du coût des soins par substitution aux acteurs existants.

Les effets ne seraient pas sans conséquences.  FRÉDÉRIC BIZARD / Economiste souligne  dans les Echos le 10 octobre  les effets déontologiques et pénaux pour les praticiens qui deviennent salariés de ces centres de soins.

« Le professionnel de santé perd son indépendance dans l’établissement du protocole de soins tout en restant pleinement responsable éthiquement et pénalement de ses actes. Les contraintes, les obligations et la responsabilité des prestations pour les uns, la liberté, l’irresponsabilité et le bénéfice financier pour les autres !« 

Heureusement tous les praticiens français n’accepteront pas d’entrer dans cette médecine salariée laissant peut être une chance à la médecine libérale  actuelle d’exister en adaptant son modèle.

L‘affaire DENTEXIA  a montré les premières limites d’un tel processus : il y était introduit dans le soin des notions très mercantiles de « cadences », « crédits » et « d’objectifs quantitatifs ».  Une philosophie plutôt éloignée du serment d’Hippocrate, mais surtout une note de sortie sanitaire et financière salée pour notre portefeuille de contribuable.  Notons au passage que les   si « les rapporteurs soulignent  un écart de prix notable entre les soins (ou produits) consommés via un réseau et ceux consommés hors réseau, la différence de prix
serait  plus limitée (autour de – 10 %) dans le secteur auditif et encore plus réduite dans le secteur dentaire,  avec cependant des écarts importants pour certaines plateformes. »

Une tentation pour ces centres de soins pourrait être alors logique de faire appel à des praticiens européens moins bien formés qu’en France (il existe un numérus clausus chez nous).  Assisterons nous alors et cumulés dans cette médecine, des soins de moindre qualité, moins chers, moins bien remboursés et dispensés par des opérants moins performants ? On peut à juste titre se poser la question……..

Souhaitons que les conclusions des rapporteurs de l’IGAS interpellent nos politiques sur l’impact à terme d’ un développement non cadré  d’une telle médecine pratiquée par ces Réseaux Santé et pouvant générer selon les rapporteurs une « médecine à 2 vitesses ».   

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-174630-les-dangers-des-reseaux-des-soins-2121036.php#ILzyLDJJrbrUcXJS.99E

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